jeudi 14 avril 2005, par Philalèthe
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Le texte qui suit est la traduction de l’article de Christopher Partridge. Il brosse un tableau assez fidèle de la démonologie et de son évolution en occident.
L’histoire de la personnification du mal sous forme de démons, diables, esprits et entités malignes peut être retracée à travers l’histoire de la pensée religieuse. Bien que le terme « démon » ait acquis une connotation négative, le mot grec classique daimon (esprit) d’où il dérive à travers le latin médiéval était utilisé pour n’importe quel esprit bénéfique ou maléfique (agathos daimon), héros déifié, semi-dieu ou esprit des ancêtres qui intercède entre le royaume transcendant et le royaume temporel. Au fil du temps, ces démons ont progressivement été regardé comme maléfiques. Durant la période gréco-romaine tardive, le terme daimona était appliqué spécifiquement pour les mauvais esprits, dont le travail principal était de frustrer, maltraiter et tenter les humains vers le péché. En effet, la systématisation stoïcienne de la démonologie platonicienne, qui interprète daimona comme existant entre les dieux et l’humanité, est reflétée dans I Enoch 15 et II Enoch 29:5 où les anges déchus sont décris comme planant dans l’air inférieur. Ce fut cette interprétation du terme daimona qui fut adoptée dans la Septante, le Nouveau Testament et par l’Eglise primitive.
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