dimanche 6 novembre 2005
Comme le Chaos est à l’origine et le Néant au terme, avec l’existence du système solaire, de ses planètes et de ses luminaires et de la Terre au centre subjectif de tout, ou plutôt domaine d’intersubjectivité où l’objet est plus et mieux que le sujet, le physique, quoique produit par la métaphysique qui est tout de même première avant l’accession à la norme physique du corps qui atteint ainsi un certain degré de maturation et de maturité, donc, du devenir de l’être, de l’agir, du faire et de l’avoir, l’exister, le mourir, et la mort vaincue où l’humain s’est adjoint le cosmique et le divin.
Puis, le Néant apparaît comme terme absolu en étant mourir et mort.
Mais si la mort devient le terme absolu, l’homme est capable, par ses vertus d’humain, de devenir, d’être, d’agir, de faire, d’avoir et de dépasser tout ça par l’acquisition lente mais toujours révolutionnaire à son degré ultime de conscience absolue de conscience relative ; il est capable, donc, de remplir le vide du Néant, ce qui est une transmutation, la transmutation radicale où le Néant, lieu du non-être, devient malgré tout, et par conversion absolue, lieu de l’être et en plus de sa conscience, donc, sûrement et nécessairement, à un certain moment, victoire sur le mourir et sur la mort par la Résurrection et l’accession au Corps Glorieux de l’âme créée pendant l’existence précédant la mort et le mourir ; Corps Glorieux transparent qui n’est encore qu’essence, deviendra, par l’acquisition en devenir absolu de la conscience ultime où le Corps Glorieux de l’âme qui n’était qu’essence devient enfin existence dans un corps brillant et non plus opaque et définitivement LIBRE et capable de créations absolues et permanentes pour chaque être humain et pour tous les humains, y compris l’explosion de l’Enfer et l’implosion du Paradis lors du passage de l’éternité absolue à la situation d’éternité relative ; de même, passage, aussi, de l’infini absolu à la situation d’infini relatif, explosion et implosion qui sont contemporaines de ces passages dialectiques de l’éternité et de l’infini.
Jean Carteret
[carnet BB-A, pages 35 à 47 et plus]
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